VAL d’ANNIVIERS.

Le val d’Anniviers est la région valaisanne qu’a le plus visitée LS, et depuis son jeune âge. Il a exposé ses souvenirs sur le site http://www.notrehistoire.ch/group/mes-souvenirs-en-anniviers/article/171/ auquel le visiteur pourra se reporter, et voir aussi des photos prises pendant l’été 1944 dans la page jeunes années. C’est une très belle vallée, fermée au Sud par une couronne de 5 sommets de 4000 m, Bieshorn, Weisshorn, Rothorn, Obergabelhorn et Dent Blanche. Les 5 peuvent être gravis depuis le versant Zermatt, d'où ils tiennent leur nom allemand, la Dent Blanche depuis le val d’Hérens aussi. Le val d’Anniviers est francophone, et ses habitants accueillants et amicaux. Les gardiens de cabanes et les guides étaient souriants et donnaient volontiers de précieux conseils aux amateurs, surtout jeunes. Curieusement, dans les années 1950, les femmes n’avaient déjà plus conservé le costume local, avec la coiffe, comme dans le val d’Hérens. De nombreux anniviards étaient des migrants, passant l’hiver à Sierre, et montant dans les villages et les mayens à l’été. A Sierre, ils étaient groupés dans un quartier. Le val d’Anniviers était facilement accessible depuis Vevey-Lausanne par train jusqu’à Sierre (ou à vélo, 100 km), et ensuite en bus ou à pied pour les peu fortunés, comme LS, de nombreuses fois ou même à vélo jusqu’à Saint Luc. Ce n’est qu’au début des années 1950 que des routes furent construites pour desservir Zinal et Chandolin, et la rive gauche de la vallée Grimentz en passant par Vercorin et Pinsec.

Anniviers-Tourtemage
Carte du val d'Anniviers et du val de Tourtemagne (Google maps).
Tous les villages mentionnés figurent sur cette carte, sauf Saint Jean près de Grimentz.

Carte géol. pennines+austrosudalpin  coupes alpes pennines
Carte géologique de l'arc alpin: Les alpes pennines dont les alpes valaisannes, et tout le Val d'Aoste font partie de la même unité structrale des Pennines. La coupe montre bien que les 4000 anniviards, Dent Blanche, Obergabelhorn, Rothorn, Weisshorn ainsi que la Dent d'Hérens et le Cervin appartiennent à la nappe de la Dent Blanche, venant du Sud et détachée de son unité austro / sud-alpine originelle.
(d'après Escher, Masson & Steck, in Mém. Inst. Géol. Uni Lausanne, 1988/2)


Les premiers souvenirs photographiques du val d'Anniviers datent de 1944, lorsque LS, avec ses parents et sa soeur rejoignirent le val d'Anniviers depuis le val d'Hérens par le Pas de Lona, montèrent à Zinal et y séjournèrent une semaine, puis descendirent sur Sierre par la rive gauche de la vallée. Les photographies, dont certaines sont déjà exposées sur la page "Jeunes Années", permettent de visualiser tous ces villages avant leur développement au début des années 1950. Elles sont présentées depuis Sierre, en remontant la val d'Anniviers par la rive gauche de la Navizence par le chemin muletier jusqu'à Zinal (photos G. Saugy). Elles complètent en quelque sorte ou sont parfois presqu' identiques aux photographies prises par Hélène Brandt, mère de LS, dans les années 1920.

De Sierre à Zinal, par la rive gauche.



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A gauche, la vallée du Rhône, entre Sierre et Chippis (usine d'aluminium), à l'entrée du val d'Anniviers. On remarque le lac de Géronde entre les énormes dépôts morainiques de la dernière glaciation.
A droite, la chapelle du Bouillet, dans un tournant du chemin muletier montant à Vercorin.

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A gauche, le village de Vercorin, sur son plateau. A droite, Vercorin en hiver 1955 (photo J.-L. Blanc).


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Le village de Pinsec, juché et aligné sur une ancienne moraine latérale, protégé par sa croix.
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Le village de Grimentz, à l'entrée du vallon de Moiry.
En haut du vallon de Moiry, se trouve la cabane de Moiry, point de départ du Grand Cornier et de la Pointe de Mourty.

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Grimentz et son église, et la chapelle de Tronsec.

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La place du village de Vissoie (photo de 1953, les 4x4 commençaient à circuler sur les routes valaisannes).

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A gauche, le village d'Ayer; à droite, celui de Saint Jean.

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Le village de Saint Jean.

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L'ancienne route, entre Ayer et Zinal. Au fond, la petite pointe de Zinal et le Grand Cornier dissimulant presque la Dent Blanche, en 1952. (photos J.P. Corbaz).

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Vue classique de Zinal, au fond du val d'Anniviers, avec, de gauche à droite, le Rothorn, le Besso bifide et le petit Obergabelhorn avec son toit horizontal.
Jusqu'au début des années 1950, Zinal et ses hôtels était ravitaillé par des colonnes de mulets. C'est le début des chemins montant aux cabanes de Tracuit et du Grand Mountet.

Chandolin.

Le village de Chandolin, à presque 2000 m, est un village à part, situé en hauteur, à l'entrée du val d'Anniviers, sur sa rive droite, à l'écart de tous les autres villages. Il faut cependant passer par Vissoie et Saint Luc pour l'atteindre, en revenant ensuite en direction du début de la vallée. Avant la construction de la route, vers 1955, on pouvait y monter directement depuis la route du fond de la vallée, soit en passant par le hameau de Soussillon, soit depuis celui des Pontis; le sentier était également raide... Chandolin bénéficie d'un climat ensoleillé, bien moins pluvieux que le fond de la vallée. LS en fit la connaissance et y alla souvent grâce à son ami Ad. B., qui y avait construit un chalet, à 100 m de celui d'Ella Maillart, et aussi bien sûr avec ses parents. Sa mère, Hélène Brandt, l'avait déjà photographié dans les années 1920. On peut y faire de belles randonnées, la Bela Tola, l'illhorn, la Plaine Madeleine (maintenant heureusement protégée), en bordure du gouffre de l'Illgraben, avec en toile de fond la couronne des 4000 anniviards vers le Sud ou les sommets des Hautes Alpes Calcaires et du Bietschhorn vers le Nord. Les photos exposées ont été prises en différentes saisons et années (photos L. Saugy).

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En hiver, le chemin montant à Chandolin.

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Chandolin, en hiver et en automne.

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Le gouffre de l'Illgraben, à gauche. Au printemps, un bisse se fraie un passage sous la neige, à droite.

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Depuis l'Illhorn, le panorama des 4000 anniviards (Weisshorn, Rothorn, Obergabelhorn et Dent Blanche, avec la pyramide sombre du Cervin se dressant au fond).

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Depuis l'Illhorn: à gauche, du Mont Blanc aux Dents du Midi; à droite, Diablerets et Wildhorn.

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De l'Illhorn, la pyramide du Bietschhorn.

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La Bella-Tola, depuis l'Illhorn.

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De la Bella-Tola, le panorama va des Mischabels, à gauche à la Dent Blanche, à droite, avec le Weisshorn, au milieu.

La couronne des 4000 anniviards.


De 1952 à 1957, LS a gravi tous les sommets importants fermant au Sud le val d'Anniviers. Ils sont atteints par 2 cabanes du CAS, que l'on atteint depuis Zinal: la cabane Tracuit (3256 m), point de départ pour le Bieshorn et le Weisshorn, et la cabane du grand Mountet, qui dessert le Rothorn, l'Obergabelhorn et la Dent Blanche; il ne faut pas oublier le Besso (3667 m) qui n'atteint pas les 4000 m, et les sommets intermédiaires de la couronne, Schallihorn, Mont Durand et Pointe de Zinal. Une autre cabane, celle d'Arpittetaz, construite par les guides de Zinal puis acquise par le CAS, est le point de départ de l'arête Ryan au Weisshorn; une cabane privée, celle du petit Mountet; on y passait dans les années 1950 en montant à celle du grand Mountet. Enfin, les cabanes de Tourtemagne et de Moiry, excentrées par rapport à la couronne des 4000 anniviards, situées respectivement dans les petites vallées éponymes à l'Est et à l'Ouest du fond du val d'Anniviers.

4000 Anniviers
Légende: PM, Pointe de Mourty; les autres sommets gravis sont soulignés.
CTr, cabane Tracuit; CA, cabane Arpittetaz; CMou, cabane Mountet, CMoi, cabane Moiry; CTo, cabane Tourtemagne (carte googlemaps).


Cabane Tracuit (3256 m): Bieshorn (4153 m) - Weisshorn (4505 m).

La cabane Tracuit s'atteint à partir de Zinal, en passant par l'alpage d'Arpittetaz, l'occasion d'admirer la face Nord de la Dent Blanche. Deux destinations, à partir de la cabane Tracuit: le Bieshorn, 4000 glaciaire, sans autres difficultés que les crevasses, et l'arête Nord du Weisshorn, ascension majeure dans les années 1950, avec son Grand Gendarme. On atteint cette arête Nord en passant par le Bieshorn, ou bien on monte directement au col entre les deux, comme l'ont fait fait LS et son camarade de cordée, en 1953, pressés par un départ tardif dû au mauvais temps. Le passage le plus délicat est le contournement du Grand Gendarme par la face Nord-Est; mieux vaut s'assurer du beau temps avant de s'y engager, car ensuite il faut le faire en sens inverse, à la descente, encore plus délicat... L'arrivée au sommet, par une arête de neige effilée, entre ciel et terre, est royale. Pour cette seule raison, LS a fait 2 autres tentatives, en 1954 et 1957, stoppées par un temps menaçant.


LS 44-08 t
Vue sur le Besso, la Dent Blanche et le Grand Cornier (de gauche à droite), depuis l'alpage d'Arpittetaz (photo G. Saugy).



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A gauche, la cabane Tracuit avec le Bieshorn et le Weisshorn. La montée directe au col glaciaire permettait d'éviter le détour par le Bieshorn.
A droite, l'arête Nord du Weisshorn, depuis le Bieshorn (photos J.-P. Gaillard,1953).

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Le panorama depuis le début de l'arête Nord: de gauche à droite: la pyramide du Cervin, la pointe du Rothorn, l'Obergabelhorn, la Dent Blanche et le Grand Cornier.
(photo P. Schick, 1954)


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A gauche, le début de l'arête Nord du Weisshorn; à droite, le Grand Gendarme et l'arête neigeuse sommitale (photos P. Schick, 1954).

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Depuis le Bieshorn, le Schallihorn, le Rothorn et l'Obergabelhorn.
(photo L. Saugy, 1957).

Cabane d'Arpittetaz (2786 m).

En 1954, après une tentative à l'arête Nord du Weisshorn, LS et ses amis étaient descendus à cette cabane, dans un cirque grandiose et isolé, au pied Ouest de l'arête Nord du Weisshorn; c'est le point de départ de l'arête Young, pilier montant droit vers le Grand Gendarme du Weisshorn; projet également abandonné pour cause de temps douteux persistant, puis repris en 1957, et également abandonné.

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La cabane d'Arpittetaz (photo J.-L. Blanc, 1954).

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Dans le cirque d'Arpittetaz: à gauche, le Rothorn (photo J.-L. Blanc, 1954); remarquer la couverture morainique du glacier ancien, glissée et plissée.
A droite: le profil de l'arête Nord du Weisshorn, et un joli lac de moraine (photo L. Saugy, 1957).

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Le Besso (photo J.-L. Blanc, 1954).

Cabane du Mountet (2886 m): Besso (3667 m), Rothorn (4221 m), Obergabelhorn (4063 m), Pointe de Zinal (3789 m) et Dent Blanche (4357 m).

LS est monté très souvent à la cabane du Mountet; la première fois, en 1944, tout môme, avec ses parents (voir "jeunes Années"), la dernière fois en 1957. Les sommets titrés, il les a gravis 2 fois et ratés quelques fois aussi... Jusque dans les années 1950-60, la montée au Mountet se faisait depuis Zinal par la rive gauche du glacier en passant par la cabane privée du petit Mountet. Seuls, les souvenirs les plus mémorables sont présentés ci-dessous.


En montant aux cabanes du petit et grand Mountet, vue sur le Besso (photo L. Saugy, 1954).


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A gauche, la cabane du petit Mountet, juchée sur la moraine latérale du glacier, devant le Grand Cornier (carte postale 1944).
A droite, la même cabane en octobre 1951, après une tempête de neige (photo Ad. Bonjour).

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En traversant le glacier du Mountet, vue panoramique sur l'Obergabelhorn (photo L. Saugy, 1954).

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La cabane du Mountet, en 1944 (photo G. Saugy), et en Octobre 1951, après une tempête de neige (photo Ad. Bonjour).

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En octobre 1951, LS et son ami Ad. B. avaient été surpris à la cabane du Mountet par une tempête de neige; ils avaient abandonné tout projet d'ascension
et avaient passé une journée à redescendre péniblement jusqu'au petit Mountet. En témoignent ces photos des Bouquetins, à gauche et du Weisshorn, à droite.
(photos Ad. Bonjour)

Le Besso (3667 m).

LS a gravi plusieurs fois le Besso, joli sommet rocheux dont on voit le sommet bifide dès le début du val d'Anniviers. La première fois, en 1952, avec un camarade d'études, par l'arête Ouest, belle arête de gneiss, que la mère de LS, Hélène Brandt avait escaladée en 1925. Une deuxième fois en solitaire, un automne, par la voie la plus facile. La troisième fois, en 1957, en traversée arête Ouest - Blanc de Moming, cette arête neigeuse qui mène ensuite au Rothorn.


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A gauche: en montant à la cabane du Mountet, vue sur le Besso et son sommet bifide cractéristique. A droite: la croix du sommet du Besso (photos L. Saugy, 1954 et 1957).

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Depuis le sommet du Besso, montage panoramique avec, de gauche à droite: l'Obergabelhorn (arête Nord), le Mont Durand, la Pointe de Zinal et la Dent Blanche.
(photos L. Saugy).

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Traversée Besso - Blanc de Moming: le Schallihorn (entre Weisshorn et Rothorn) et les crêtes N et S de Moming (photos L. Saugy).

Le Rothorn de Zinal (4221 m).

LS est allé 2 fois au Rothorn de Zinal. La première fois, en Juillet 1952, après l'arête Ouest du Besso, encore très débutant, avec une vieille corde en chanvre de 12 mm, ayant appartenu à sa mère: aller et retour par l'arête de Moming puis l'arête Nord et ses gendarmes de gneiss, le rasoir bien nommé, le sphinx et le mur final, défendant le sommet; seuls au sommet avec une cordée de 2 gardes-frontières venant de Zermatt par une journée de repos (!). La seconde fois, en Juillet 1955, en traversée sur la cabane du Rothorn, au-dessus de Zermatt. Avec une camarade du CSFA, ils avaient subi un premier orage violent et spectaculaire pendant la nuit, à l'abri dans la cabane Mountet, contemplant les éclairs illuminant le cirque des 4000 du Mountet et admirant avec une curiosité un peu craintive le feu de Saint Elme entourant d'un hâlo le mât du drapeau; Après un départ tardif et une ascension sans histoire, ils avaient subi un autre orage très violent et bref, qui les avait contraints, le sommet juste franchi, à quitter l'arête pour s'abriter de la foudre en contre-bas. Aucun souvenir photographique ne reste de ces 2 ascensions. Le lendemain, ils descendaient sur Zermatt pour remonter à la cabane de Taesch.

carte Rothorn
Carte ancienne au 1/50 000 du Rothorn.

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A gauche: le Rothorn vu du Besso (photo H. Brandt, 1925).L'arête neigeuse est celle du Blanc de Moming; sur l'arête rocheuse, on distingue les gendarmes de gneiss.
A droite: le Rothorn, vu de l'Obergabelhorn, en 1954; à g., l'arête N, qui se confond avec l'arête Nord du Weisshorn; à d., l'arête qui descend sur Zermatt; devant, le Trifthorn (photo L. Saugy).

L'Obergabelhorn (4063 m).

LS est allé 2 fois à l'Obergabelhorn; la première fois, en 1952, après avoir fait le Besso et le Rothorn, Oscar Vianin, le gardien de la cabane Mountet leur suggère d'en faire l'ascension en montant par l'arête Nord, neigeuse, que l'on atteint en montant par un massif rocheux nommé "le coeur", et de redescendre par l'arête Ouest et ensuite directement par le massif glaciaire dont les rimayes semblaient bien comblées et franchissables. Suivre son conseil évitait de suivre toute l'arête par le Mont Durand et de descendre sur le glacier du Mountet par le col glaciaire du même nom; 2-3 heures d'économisées. La seconde fois, c'était avec son ami Ad. B., le 20 Octobre 1954. Profitant d'une période de beau temps comme il s'en produit souvent en automne, LS et son ami quittaient Chandolin aux aurores et remontaient à pied tout le val d'Anniviers: Saint Luc, Ayer et Zinal. Ciel bleu, forêts de mélèzes flamboyantes; ils faisaient provision de bois mort et montaient à la cabane du Mountet où la nuit était glaciale. En passant devant l'Obergabelhorn, ils notaient que sur l'itinéraire de descente suivi par LS en 1952, les rimayes n'étaient plus comblées, il faudrait donc faire l'aller et retour par le "coeur" et l'arête Nord.

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L'Obergabelhorn, photographié en Octobre 1954, en montant à la cabane du Mountet.
Dans les années 1950, l'itinéraire habituel était la montée par le coeur et l'arête Nord, au milieu, en face,
et le retour par l'arête Est, en la suivant jusqu'au Mont Durand, la pointe neigeuse, à droite,
avant de descendre sur le glacier du Mountet, derrière la masse rocheuse sombre.
En 1952, LS avait suivi cet itinéraire de montée. Mais Ils étaient descendus par la chute de séracs, au pied de la face Ouest ensoleillée;
les rimayes et crevasses étaient alors comblées et cette descente était praticable.
En 1954, LS et Ad. B. avaient fait la montée et la descente par le "coeur" et l'arête Nord, la descente des séracs était impraticable.
(photo L. Saugy).

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En sortant du "coeur" rocheux du début de l'arête Nord, il ne reste plus qu'à gravir l'arête neigeuse, vierge de toute trace.
A gauche, la face Est est ensoleillée (photo L.Saugy).


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Du même endroit, à droite, l'arête Ouest mène à la Dent Blanche et au Grand Cornier, en passant par le Mont Durand et la Pointe de Zinal (photo L.Saugy).

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Et à gauche, l'arête Est va au Rothorn, en passant par la Wellenkuppe et le Trifthorn (photo L. Saugy).

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En arrivant au sommet, c'est le choc de la vue sur la face Nord du Cervin.
L'arête du Hörnli est à gauche, l'arête italienne à droite, et devant, celle neigeuse, de Zmutt à droite de la face Nord.
LS y était un mois auparavant. Ils ne devaient pas être nombreux sur les 4000 des Alpes, ce 20 octore 1954! (photo L. Saugy).



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A l'Est / Sud-Est, le Rothorn cachant partiellement le Weisshorn et l'arête montant à l'Obergabelhorn, en passant par le Trifthorn et la Wellenkuppe.
Au fond, les Mischabels et le Mont Rose (photo L. Saugy).


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A l'Ouest-Sud-Ouest, la Dent d'Hérens et la Dent Blanche (photo L. Saugy).

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En descendant, un dernier regard sur le sommet; le soleil a tourné, la face Ouest est maintenant éclairée, l'arête neigeuse n'est plus vierge (photo L. Saugy).

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Et un autre regard sur ce qui reste à descendre: la cabane Mountet est toute petite et lointaine,
juste dans le prolongement de l'arête neigeuse(photo L. Saugy).

L'Obergabelhorn, Ad. B., l'ami d'escalades de LS, y retourna à 2 reprises, en solitaire, une tentative et une réussite. Ci-après son récit, paru dans "Les Alpes", revue du Club Alpin Suisse, en 1957.


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La Pointe de Zinal (3789 m).

La pointe de Zinal, c'est cette petite dent crénelée que l'on voit de loin, en montant le val d'Anniviers, juste à gauche de la Dent Blanche. LS y est allé 2 fois. la première, à skis, avec son ami Ad.B., en Mars 1955, juste avant Pâques. Montée au col Durand, en laissant les skis avant de passer la rimaye bien comblée, et ensuite bien verticalement dans la grosse poudreuse, pour éviter un glissement; puis dans une cheminée rocheuse montant au sommet, avec de la neige jusqu'aux oreilles. Aucun souvenir photo n'a été conservé de cette ascension. La deuxième fois, par le même itinéraire, mais à pied, en été 1957. C'était la dernière ascension de LS dans la couronne du val d'Anniviers.


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A gauche: la dent de la pointe de Zinal se voit de loin au fond du val d'Anniviers, ici depuis l'Illhorn, à gauche de la Dent Blanche.
A droite: la pointe de Zinal vue en montant à l'Obergabelhorn, entre le Mont Durand et la masse de la Dent Blanche (photos L. Saugy 1953 et 1954).

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Depuis la pointe de Zinal: A gauche, le Mont Durand, neigeux et l'arête Nord de l'Obergabelhorn derrière, avec ensuite le Rothorn et le Weisshorn.
A droite, le début de l'arête des "4 Ânes" de la Dent Blanche (photos L. Saugy).

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La descente du col Durand, au passage de la rimaye (photoL. Saugy).

La Dent Blanche (4357 m) par l'arête des "4 Ânes".

LS a gravi la Dent Blanche 2 fois: la première, début Août 1953 avec J-P. G., un camarade du CAS, depuis Mountet par l'arête des "4 Ânes", avec descente par l'arête Sud ; la deuxième fois en Juillet 1955, avec son ami Ad. B., aller et retour par l'arête Sud, depuis la cabane de la Dent Blanche. Les photos de cette deuxième ascension sont présentées dans la page val d'Hérens.


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La Dent Blanche, vue de la cabane du Mountet. Il faut rejoindre l'arête Est venant de la pointe et du col de Zinal par le pilier / contrefort, en face; c'est le gros morceau.
Ensuite l'arête présente des replats favorables à la formation de corniches gigantesques, doubles lors de cette ouverture. Le guide Guy Genoud a fort bien décrit cette difficulté
dans son livre "Itinéraire d'un guide de Haute Montagne", Porte-Plumes ed. Ce fut une longue journée, avec un départ vers 3 heures
et une arrivée dans la nuit, soit 20 heures pratiquement ininterrompues (photo L. Saugy Oct. 1954).

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La Dent Blanche, photographiée depuis l'arête Nord de l'Obergabelhorn. On voit au milieu le pilier
rejoignant l'arête Est venant du col de Zinal. L'arête de gauche est l'arête Sud descendant vers le val d'Hérens (photo L. Saugy Oct 1954).

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A gauche, l'arête des "4 Ânes" vue de la pointe de Zinal; le pilier montant de Mountet rejoint l'arête Est (arête Martin) vers le gendarme bifide (photo L. Saugy 1957).
A droite, l'ascension de LS et J-P.G. avait eu les honneurs de la presse!

La Pointe de Mourty (3564 m).

En 1954, après avoir été chassés de l'arête Nord du Weisshorn par le mauvais temps, et être descendu à la cabane d'Arpittetaz en attendant une amélioration, LS et ses amis finissent à la cabane Moiry; LS y était déjà allé quelques fois; la première, en 1950, avec sa soeur et son ami Ad. B. dans une tentative avortée de faire le Grand Cornier; ils étaient décidément trop débutants! Cette cabane, où l'on montait depuis Grimentz, était rendue attirante et sympathique par son gardien, Jean-Baptiste Salamin, qui jouait de l'ocarina le soir pour charmer ses hôtes. C'était une figure, ces années-là (www.cas-montreux.ch/home/cabane-de-moiry/presentation-cabane). Le but était de grimper à la pointe de Mourty, puis de descendre sur le val d'Hérens; et le mauvais temps, en dessous de 4000 m, aurait des conséquences moins graves. Programme accompli.




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L'arête Nord-Est de la Pointe de Mourty (photos J.-L. Blanc).

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Depuis la Pointe de Mourty: au centre le glacier du Mont Miné; de gauche à droite: les bouquetins de Bertol, la calotte de neige du Mont Collon,
l'aiguille de la Tsa et la Dent de Veisivi (photo J.-L. Blanc).

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A gauche, le Weisshorn, à droite, le Grand Cornier et la Dent Blanche,depuis la Pointe de Mourty (Photos J.-L. Blanc).


Brunnegghorn, 3833 m, Pâques 1955.


Le Brunnegghorn est décentré par rapport au val d’Anniviers, car il ferme la petite vallée de Tourtemagne voisine, encore très sauvage dans les années 1950. La semaine précédant Pâques 1955, LS était à la cabane Mountet pour faire la pointe de Zinal à skis avec son ami Ad. B. Descendu à Zinal, il passait une nuit inconfortable et glaciale dans un mayen au-dessus d’Ayer pour traverser seul, Vendredi Saint au matin, sur la vallée de Tourtemagne et monter à la cabane de Tourtemagne rejoindre ses amis venant directement de Lausanne; rendez-vous pris 10 jours auparavant, et tenu; le temps pour LS d’ouvrir la cabane et de la mettre en route, d’allumer le feu, de faire fondre de la neige et de descendre à leur rencontre. Le but était de faire ce joli sommet à skis; course réussie le dimanche de Pâques, en dépit d’un temps un peu maussade.


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La cabane de Tourtemagne, en été, avec le Bieshorn. (carte postale).

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En montant au Brunnegghorn, à gauche le glacier de Brunnegg et à droite la masse imposante du Bieshorn (photo L. Saugy).

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En montant au Brunnegghorn, vue sur la face Nord-Est du Weisshorn (Photo L. Saugy).






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