VESTIGES HISTORIQUES.

HISTORIC REMAINS.

Deriah, cité des Al Saud, forteresses, châteaux et vestiges ottomans et autres restes historiques.
Deriah, city of the Al Saud family, ottoman fortresses and vestiges and other historic remains.


DERIYAH.

La cité historique de Deriah, ancienne capitale du Nadjd et berceau de la famille Al Saud, était située à 11 km à l'Ouest du centre de Ryiad; elle fait maintenant partie de la ville. Assiègée et emportée en 1818 par les troupes égyptiennes, elle était restée telle quelle depuis 150 ans; les murs de briques avaient résisté au temps, il est vrai que la pluie est exceptionnelle dans la région. Seule la maison des Al Saud semble avoir été restaurée, ou plutôt reconstruite.
The historic city of Deriah, the ancient chief town of Nadjd and city of the Al Saud family, is situated 11 km west of Ryiad center; it is now part of the town. Besieged and taken over in 1818 by the egyptian troops, it had staid in the same condition since 150 years; the raw bricks walls had withstood the weathering; it is a fact that rain does not fall often in the area! The Al Saud house only seems to have been restored, or better, reconstructed.

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La palmeraie de Deriah.
The palm-grove of Deriah.

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A droite, la maison restaurée vers 2000 de la famille Al Saud (photo Ar-Riyad Dev. Authority).
On the right, the Al Saud house, restored around 2000 (photo Ar-Riyad Dev. Authority).

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Les ruines de Deriah.
The ruins of Deriah.


AL WADJ.

Cette petite cité portuaire est située à 700 km au Nord de Jeddah. Les 25 et 26 Janvier 1917, la marine britannique et les troupes bédouines de T.E. Lawrence en avaient fait le siège et l'avaient enlevée après une courte bataille. Après le harcèlement des troupes arabes contre le chemin de fer à l'ouest de Médine, et cherchant à éviter une attaque de la Mecque par l'armée ottomane, T. E. Lawrence avait décidé de s'emparer de cette place forte qui menaçait ses arrières (voir carte de T.E. Lawrence). Son plan était de s'avancer ensuite en direction Nord-Est, de couper la voie ferrée, et dans un vaste mouvement tournant, de prendre Akaba à revers; ce mouvement stratégique fut brillamment réalisé, avec l'arrêt des attaques ottomanes contre La Mecque et l'abandon de Médine.

This small port-town is situated 700 km north of Jeddah. On January 25-26 1917, the british navy and T.E. Lawrence's beduin troops had it besieged and had it taken over after a short battle. After the attacks of the arab troops against the railway west of Medina, T.E. Lawrence had decided to take over this stronghold which was a danger behind him (see T.E. Lawrence's map). His plan was to go ahead north-east, to interrupt the railway and in an ample circular move, to attack Akaba from behind; this strategic movement was brilliantly executed, while stopping the attacks against the Mecca and taking over Medina.

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La place d'armes ottomane d'Al Wadj, environ 700 km au Nord de Jeddah. D'après l'émir de la ville, cet engin était resté là depuis la prise de la ville en Janvier 1917. A l'arrière-plan, la caserne ottomane était occupée lors du siège par 200 soldats. Depuis 50 ans, cet engin était resté là. Ressemblant à un lance-roquettes (y en avait-il pendant la guerre 14-18?), Il attend une identification par un spécialiste. Le musée de l'artillerie de Draguignan, consulté, n'y voit rien de connu. Qui en dira plus?
The ottoman parade-ground of Al Wadj, about 700 km north of Jeddah. According to the emir of the town, this engine had staid there since the city had been taken over by the british navy and beduin troops in January 1917. In the back-ground, the ottoman barracks was occupied by 200 soldiers. For 50 years, this engine had staid there. It looks alike a rocket-engine (were there any during the 1914-18 war?) and waits for an identification by a specialist. The artillery museum of Draguignan does not see anything known in it. Who will say more?


FORTERESSE de QUAL'AT AL AZLAM.

Cette impressionnante forteresse était située à l'intérieur des terres, à l'Est de la chaîne côtière, au débouché d'un défilé menant à la mer, au Sud de Duba. Elle était inconnue de tous, et avait été découverte au hasard d'une erreur d'itinéraire. Seul le nom figure sur la carte de T.E. Lawrence, mais le sigle de ruine existe sur la carte de la National Geographic Society datée de 1981. Peut-être avait-elle été abandonnée dès le début du conflit par l'armée ottomane, dont la priorité était de protéger le chemin de fer du Hedjaz, à l'intérêt stratégique évident. Cette forteresse semble avoir été rasée par les autorités saoudiennes, car il n'en reste rien sur les photos-satellite de Google-Earth. Les Saoudiens n'aiment pas leur ancien colonisateur ottoman. Les populations locales s'enfuyaient à l'approche de nos équipes, nous prenant pour des Turcs, aux dires de l'émir local. Pour les bédouins du Hedjaz, la guerre, c'était celle de 1914-18, dont ils conservaient un souvenir vivace. Proche de la forteresse existait un important puits muré, manifestement ottoman, car les bédouins ne creusaient que des trous d'eau étroits non murés.

This impressive fortress was situated inside the country, east of the coastal mountain range, at the entrance of a pass leading to the sea, south of Duba. It was unknown of everybody, and had been discovered thanks to a navigation error. The name only is shown on T.E. Lawrence's map, but the ruin symbol exists on the National Geographic Society map in the atlas dated 1981. It had possibly been abandoned at the beginning of the war by the ottoman army, the priority of which was to protect the Hedjaz railway. This fortress seems to have been destroyed by the saudian authorities, as nothing can be seen on Google-Earth satellite photographs. The Saudian do not like their former coloniser. The local people used to flee when our crews approached, we were taken as turks, according to the local emir. For the Hedjaz beduins, the war was the 1914-18 one, the remembrance of which was still in their minds. Near to the fortress existed an important walled water-well, evidently ottoman, as the beduins dig only non walled water holes.

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L'ancien puits ottoman de Bir Antar, voisin de la foreresse de Qual'at al Azlam. La structure en bois et la poulie avait disparu depuis longtemps! Sur la côte du Hedjaz, en 1966-67 les rares infrastructures existantes étaient l'héritage de la colonisation ottomane.
The old ottoman water-well of Bir Antar, in the neighbourhood of Qual'at al Azlam fortress. The wooden structure and the block had disappeared a long time ago! On the Hedjaz coast, the few existing structures were an inheritance of the ottoman colonization.

La forteresse, genre film "Désert des Tartares".
The fortress same as in the movie "the Desert of the Tartars".
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L'entrée de la forteresse; au-dessus de la porte, la plaque était martelée.
The entrance of the fortress, above the door, the plate had been hammered.

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FORTERESSE de MOILAH (MUWAYLIH).

Cette forteresse est située juste au Nord de Muwaylih, à 100 km au Nord de celle de Qual'at al Azlam, directement au bord de la mer. Le nom figure sur la carte de T.E. Lawrence, mais elle était connue sous le nom de forteresse de Muwaylih. Elle contenait encore des canons de marine qui permettent de dater la construction de cette forteresse du IIème empire (français). Elle avait été visitée le 19/12/1877 par l'explorateur Sir Richard Burton lors de son exploration de 3 mois de la côte de la mer Rouge (Life of sir Richard Burton par Thomas Wright). Le croiseur Desaix l'avait bombardée le 22/03/1915 (photos 46-49, série U du Service Historique de la Marine, qui ne montrent que de la fumée). A-t-elle été abandonnée à la suite de ce bombardement? Elle ne joue aucun rôle dans l'épopée de de T.E. Lawrence. Cette forteresse n'est pas visible sur les photos-satellite de Google-Earth, dont la définition est insuffisante dans cette région.

MOILAH (MUWAYLIH) FORTRESS.

This fortress is situated just north of Muwaylih, 100 km north of the Qual'at al Azlam, right on the sea shore. Moilah name is found on T.E. Lawrence's map, but it was known as Muwaylih fortess. It still contained navy cannons which dates its construction to the IInd empire (french). It had been visited on 12/19/1877 by the explorer sir Richard Burton during his 3 months exploration of the Red Sea coast (life of sir Richard Burton by Thomas Wright). The "Desaix" cruiser had it bombed on 3/22/1915 (photographs 46-49, U series of the French Marine Historic Service, which show smoke only). Was the fortress abandoned following this bombing? It is not part of T.E. Lawrence's epic. The fortress cannot be spotted on Google-Earth satellite photographs, due to their insufficient definition in the area.


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croiseur Desaix 2
Le croiseur "Desaix" qui bombarda la forteresse de Moilah le 22 Mars 1915.
The "Desaix" cruiser which bombed the Moilah fortress on March 22nd 1915.

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Des canons de marine étaient encore à l'intérieur. Ils ont été identifiés comme datant de la période du II ème empire (français). De cette époque date donc la construction de la forteresse.
Navy guns were still inside. They have been identified as dated of the second french empire. They thus date the construction of the fortress.

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Vues vers la mer et les quartiers d'habitation extérieurs.
View towards the sea and the dwelling quarters.



JIZAN.

Au Sud de l'Arabie, à 50 km de la frontière du Yemen, une tour circulaire dominait la cité portuaire de Jizan. Elle surplombait à l'Ouest une mine de sel et à l'Est un camp militaire installé à côté
d'un fort ottoman, au creux d'une dépression formée par la dissolution d'un dôme de sel; cette zone n'était pas accessible aux étrangers. L'auteur n'a pu photographier que la tour ancienne.

JIZAN.

South of Saudi Arabia, 50 km from the Yemen frontier, a circular tower dominated Jizan city and its harbour. It dominated westward a salt mine and eastward a military camp installed nearby an
ottoman fortress, in a depression resulting from the dissolution of a salt dome; this area was not accessible to foreigners. The author was able to take a picture of the ancient tower only.

Tour & fort Jizan 2
Photo-satellite montrant: (1) la mine de sel, (2) la tour ancienne et (3) le fort ottoman.


AS 170 b 1
La tour a aussi une origine ottomane, mais de quelle époque? Elle est certainement antérieure au fort situé à l'Est.



FORTERESSE d'AL AYIAD (Ecyiad en turc).

Dernière forteresse ottomane, celle d'Al Ayiad, surplombant le site de la Mecque. Construite en 1775 pour protéger le site de la Mecque, elle a été démolie début 2002, en dépit des protestations du gouvernement de la république Turque. Elle a laissé la place à un immense hôtel destiné aux pélerins. Pour la bonne raison que les lieux saints de la Mecque et de Médine sont interdits aux non musulmans, ces photos ne sont pas de l'auteur de ce site (qui ne l'a vu que de très loin), mais ont été copiées sur les sites BBC news du 9/01/2002 et bleublancturc.com du 10/01/2002).

AL AYIAD (Ecyiad in turkish) CASTLE.

Last ottoman fortress, the Al Ayiad one, overlooking the Mecca. Built in 1775 to protect the holy site, it was demolished in 2002, in spite of the turkish government protests. It left space for the construction of an immense hotel for the pilgrims. For the good reason that the sacred places are forbidden to non moslems (the author saw it from far away), those photographs were not taken by the author of this site, but borrowed to the BBC News site of 01/09/2002 and bleublancturc.com of 01/10/2002.




forteresse al Ajyiad    Ayiad castle




LES ILES FARSAN.

Cet archipel corallien, composé de la Grande, de la Petite Farsan et de dizines d'autres îlots, est situé à 50 km au large de Jizan; elle n'était accessible que par les sambuks à voile ou par la vedette de l'émir de Jizan. Jusqu'en 1914-18, elle était sous domination plus ou moins effective ottomane. H. de Monfreid y était passé en 1915. La vieille ville montrait des restes de rampart.

THE FARSAN ISLANDS.
This coral archipelago, made of the big and the small Farsan plus tens of islets, is situated 50 km off Jizan; it was accessible only by means of sails sambuks or with the emir's launch. Until 1914-1918 war, it was under loose ottoman control. H. de Monfreid had come across the Farsan islands in 1915. The walls of the old city could still be seen.


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L'entrée de la vieille ville, à Farsan Kébir.
The entrance of the old city.

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Dans les années 1900-1920, les huîtres perlières étaient devenues une richesse pour l'ile. C'était l'époque de H. de Monfreid, qui s'y était aussi mis. Un des commerçant avait fait fortune avec l'exclusivité de cette activité, était devenu le roi de la perle et s'était fait construire ce palais, qui se dégradait sérieusement, faute d'entretien. Il serait intéressant d'en savoir davantage sur cette période. Il se vendait encore des perles dans une échope crasseuse du souk de Jizan.
During the 1900-1920 years, the pearl oysters had become a wealth for the island. It was Henry de Monfreid's time, who also entered that business. One of the merchants, who had become very rich with this activity , had become the pearls king and had built this palace, which was started to get damaged, lack of maintenance. It would be interesting to know more about that period. There were still pearls for sale in a dirty booth of the souk of Jizan.


LE CATALINA de RAS HUMAYD.

Sur le détroit de Tiran, à l'entrée du golfe d'Akaba, au fond d'un lagon protégé par le cap de Humayd, existait encore l'épave d'un hydravion "Catalina". L'histoire (petite) était que des journalistes avaient frêté cet appareil pour couvrir la bataille du Sinaï lors de la crise de Suez, en Octobre 1956. L'hydravion s'était fait mitraillé par les troupes égyptiennes et avait dû fuir à l'Est du golfe d'Akaba et y faire un amérissage forcé. L'auteur n'a trouvé trace de cet incident nulle part. Il voudrait bien savoir qui étaient ces journalistes, par où ils étaient revenus, Akaba, Tabuk ou Al Wadj. Une autre version (site warbirdregistry.org) est que l'hydravion s'était fait mitraillé en 1960 par des Bédouins; cette version paraît peu vraisemblable, car les Bédouins locaux n'étaient armés en 1966 que de vieux fusils, pas de mitrailleuses ni même de kalachnikovs; les 300 coups répertoriés sur l'épave auraient représenté une fortune pour eux. Et, en 1966, il n'y avait pas trace de forces armées nulle part sur la côte saoudienne entre Jeddah et Akaba. Il y a là une petite énigme historique à résoudre pour un esprit curieux ayant accès aux journaux d'Octobre 1956.

THE CATALINA of RAS HUMAYD.

On the Tiran straight, at the entrance of the gulf of Akaba, at the end of a lagoon protected by Humayd cape, the wreck of a "Catalina" sea-plane still existed. The story was that press reporters had freighted that aircraft to cover the battle of the Sinaï peninsula during the Suez crisis in October 1956. The sea-plane had been fired at by the egyptian army, had escaped to the east of the gulf of Akaba and had crash-landed. The author has found no trace of this incident nowhere. He would very much like to know who those press reporters were, and which way back to civilized world they had taken, Akaba, Tabuk or Al Wadj. Another version (
warbirdregistry.org) is that the sea-plane had been shot at by beduins in 1960; this version seems improbable, as the local beduins were armed in 1966 with old guns, not with machine-guns or even kalachnikovs; the 300 shots counted on the wreck would have represented a fortune for them. And, in 1966-67, there was no trace of armed forces nowhere on the Saudian coast between Jeddah and Akaba. Here is a small historical enigma to solve for an inquiring mind who would have acces to the newspapers of October 1956.


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Catalina
Ce qui en reste en 2008 (Google-Earth).
What is left of the wreck in 2008 (Google-Earth).


En conclusion de ces pages de photographies de vestiges historiques, chaque site pose quelques questions: une carte générale des implantations de ces châteaux-forteresses dans tout le M-O. serait intéressante; Il faudrait connaître pour chacun la date de construction et d'abandon; détailler, au moins pour ceux photographiés, le temps pris pour leur construction, combien d'hommes chacune abritait, quel armement, etc. L.S. a en vain contacté des sociétés d'histoires, des instituts, des revues, etc... pour répondre à ces questions, mais le sujet n'intéresse personne. Seul le professeur Temimi a eu la politesse de répondre, et le représentant à l'UNESCO de la Turquie. Et pourtant, ces données doivent bien exister! Les autorités turques se sont contentées de protester contre la destruction du château d'Al Ayiad. La Turquie n'a pourtant pas à rougir de son empire et de son passé colonial; comme les autres puissances coloniales, elle a laissé de belles infrastructures derrière elle, pensons aux voies ferrées, aux ports, aux puits en Arabie... Seuls le musée de l'artillerie a répondu au sujet du supposé lance-roquettes, et le service historique de l'armée au sujet du bombardement de Moilah par le "Desaix". Au sujet des îles Farsan, il serait intéressant d'en savoir un peu plus sur ce "roi de la perle", quand cela se passait exactement, et les rapports exacts avec H. de Monfreid. Au sujet du Catalina, il doit bien rester une trace de cette équipée dans un journal de l'époque. Tout renseignement sur ces sujets sera le bienvenu (luc.saugy@orange.fr).

As a conclusion to those pages of photographs of historical vestiges, each site asks questions: an overall map of those castles in the whole M-E. would be interesting; it would be necessarry to know for each one the date of construction and withdrawal; detail, at least for those photographed, the time taken for their construction, the number of men, the armement, etc...L.S. has vainly contacted history societies, institutes, reviews, etc... to answer those questions, but the subject does not interest anybody. Professor Temimi only was polite enough to answer, and the turkish representative at UNESCO. Yet, those infos must exist somewhere! Turkish autorities just raised a protest against the destruction of Al Ayiad castle. Turkey has nothing to be ashamed of with its colonial past, no more than the other colonial countries; like the others, it left behind infrastructures, let us think of railways, harbours, water-wells in Arabia. The only artillery museum in Draguignan answered concerning the assumed rocket-tube, and the historical service of the french army concerning the bombing of Moilah by the Desaix. About the Farsan islands, it It would be interesting to know a little more about the "king of the pearls", and the relationship with H. de Monfreid. About the Catalina, there is for sure a trace of this adventure in some newspaper of the time. Any info on those subjects will be welcome (luc.saugy@orange.fr).

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